16 novembre 2020
À propos des livres envoyés en service de presse
Je n’ai jamais souhaité être critique littéraire mais j’ai fréquemment publié des notes de lecture plus ou moins développées dans diverses revues et sur mon blog. Pour cette raison, je reçois souvent des demandes d’auteurs qui me proposent leurs livres en service de presse. Il m’arrive d’accepter mais je suis de plus en plus sélectif car cette activité prend beaucoup de temps.
Je ne ferme pas pour autant la porte car je suis honoré de la confiance qui m’est ainsi témoignée. Pour éviter les envois inutiles, voici quelques précisions sur ma façon de procéder.
Tout d’abord, mieux vaut d’abord me contacter par mail pour que je puisse effectuer une première sélection. Je ne réponds que si j’ai l’intention de rédiger une note ou un article.
Lorsque j’ai pris ma décision, mon seul critère est le texte, quelle que soit la manière dont il a été publié, que ce soit par un grand ou un petit éditeur, qu’il s’agisse d’une édition par Amazon ou tout autre prestataire, d’une auto-édition ou même d’une publication à compte d’auteur à l’exception des officines dont les pratiques sont véritablement abusives.
J’ai toujours pensé qu’il existe partout de bons textes même si leurs chances de trouver leur public sont inégales.
01:42 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, édition, service de presse, amazon, promotion, littérature, blog littéraire de christian cottet-emard, note de lecture
19 décembre 2018
Un article de Jacki Maréchal à propos de mes Poèmes du bois de chauffage
POEMES DU BOIS DE CHAUFFAGE Christian Cottet-EmardLe lecteur qui prend les mots pour des choses plutôt que pour des signes sera bien marri à la lecture des Poèmes du bois de chauffage, il est vrai que comme le dit Christian Cottet-Emard, lorsque « le cerisier monte au ciel dans le vent il ressemble à un grand adolescent ». Enfance, adolescence, âge adulte, là n’est pas la question mais on sent bien que le compositeur de ce recueil « s’ensauvage » de tous vécus, qu’ils soient de l’infime de son quotidien ou du souvenir d’un cher disparu : « Parfois mon chat me regarde d’un air sérieux comme mon père ».
00:23 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal artiste plasticien, texte, littérature, poésie, récits, poèmes narratifs, oyonnax, ain, rhône-alpes, haut bugey, christian cottet-emard, éditions germes de barbarie, périgord, le fleix, dordogne, aquitaine, blog littéraire de christian cottet-emard, critique, note de lecture, article, librairie, médiathèque, poèmes du bois de chauffage et autres récits de l'homme invisibl
19 novembre 2017
Hélène Hérault. LA PETITE PRIGENT, nouvelles, éditions Delphine Montalant. 91p, 2017. 14 €
Le début semble annoncer un moment de lecture au coin du feu, une petite friandise salée. On peut lire ainsi ce recueil tout en demi-teinte et en fraîcheur. Cependant, le style limpide d’Hélène Hérault, une ligne claire qui peut rappeler Claire Keegan, emporte l’attention beaucoup plus loin, au large, dans les profondeurs des expériences et des destins les plus humbles.
Pour l’instant, il lui fallait se réconcilier avec l’océan, se laisser embrasser par les flots ; les êtres humains, c’était autre chose.
On devine les sensations à fleur de peau et les sentiments malmenés. La Petite Prigent qui ouvre la première nouvelle La mer avait bon dos par un retour dans la maison de la lande en compagnie intime et pleine d’espoir du plus surprenant des narrateurs est un être à la fois unique et multiple. Toutes les nouvelles rayonnent doucement de sa présence au monde, celui, cher au cœur d’Hélène Hérault, des îles, du Ponant ou de bien plus loin.
Chaque histoire au fil souvent ténu, parfois presque anecdotique, se tresse aux suivantes à l’image des entrelacs de cordages et de filets de pêche sur la photo de couverture. L’écriture économise tout ornement pour laisser sourdre les émotions de personnages taiseux, secrets et tourmentés, la rencontre improbable, l’enfance dont il faut larguer les amarres, le désir d’empathie, la volonté de renaissance, toutes ces nuances de frêle humanité déclinées sur fond d’immensité battue de vents et d’embruns.
Christian Cottet-Emard
01:38 Publié dans Lectures, Service de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la petite prigent, hélène hérault, éditions delphine montalant, blog littéraire de christian cottet-emard, lecture, service de presse, océan, mer, embruns, filets de pêche, cordages, christian cottet-emard, note de lecture, îles, ponant, côte atlantique, nouvelles, recueil, littérature




























